3 semaines pour 366 jours
Cette année bisextile m'a mis sur les rotules sans que j'en ai conscience. Plutôt que finir l'année tel un cul-de-jatte, j'ai décidé de lever le pied.

Ma chère et tendre, mon chien (un véritable tueur
)
et votre serviteur, partons demain revoir la mer
de
notre petite
irlande et ses merveilleux nuages.
Outre une valise-bibliothèque qui nous acccompagne à chaque voyage, je pars aussi avec ce texte dont l'origine est inconnu* :
Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes.
Dites doucement et clairement votre vérité et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant ; ils ont eux aussi leur histoire.
Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l’esprit.
Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.
Soyez prudents dans vos affaires ; car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux, et partout la vie est remplie d’héroïsme.
Soyez vous-même. Surtout n’affectez pas l’amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l’herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.
Au-delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici. Et qu’il vous soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devrait.
Soyez en paix avec dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie la paix dans votre âme de votre cœur. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.
Prenez attention, tâchez d’être heureux.
Trouvé en 1982 dans un tiroir d'un bureau de la maison d'édition
qui m'employait —c'était une simple feuille A4 dactylographiée— je n'ai remis
la main dessus que 15 ans plus tard. Pour l'oublier encore. Et encore le retrouver.
Ça ne me fera pas de mal, je crois, de le ruminer au pied d'un pommier
en bonne compagnie : celle des bovins de ma natale Normandie.
Je vous laisse : j'ai une valise-bibliothèque à remplir.
PS : le répondeur est branché et je réponds aux messages.
* Ce qui est certain c'est qu'il n'est ni de Jean-Marie Bigard ni de Dieudonné
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Thierry le 29.09.2008 @ 07:23
passe de bonnes vacances